jeudi 17 décembre 2015

Ce que pensent les hommes...






Je vous livre aujourd’hui quelques secrets inavouables, observés par une féministe infiltrée dans un groupe constitué d’hommes d'environs 25 ans. J’ai vécu 12 mois au rythme des soirées fifa, des litres de bières, des conversations potaches et des boutades légères. 


Je les ai épié, testé, observé et interrogé. 




Voici le florilège de mes plus surprenantes observations



1.       Tout ce qui est facile à obtenir n’est pas intéressant

Vous pouvez être la nana la plus adorable, souriante, positive, ambitieuse, à l’écoute…. Si vous être trop facile à charmer, ils vous zapperont. Les hommes aiment la difficulté. Grosso-modo, il vaut mieux être laide mais avoir du répondant, plutôt que fraiche mais un peu trop douce. (Quelque part votre cul compte énormément aussi. Mais ça, ça reste entre vous et moi). Ce qu’il faut parvenir à faire, c’est trouver l’équilibre entre le rapport de force et la concession (de la femme à l’homme). Et là, l’homme est conteeeeent.



2.       Ils font des concours. Tout le temps. Pour tout. 


Conscients ou inconscients, ils font des concours pour tout et tout le temps. Qui aura la plus grosse……************…….. ????.......********. Vous voulez un scoop ? Dernièrement mes garçailles s’amusaient à publier leurs conversations avec leurs copines du moment, sur notre groupe Facebook. Au sommaire : la conversation la plus irrespectueuse est applaudie avec les pieds ! 

Dans le même principe, ils aiment beaucoup communiquer sur leur relation, se vanter de leur nombre de conquêtes, dévoiler les détails les plus intimes de leurs nuits… Champions du monde !



3.       Ils vivent à travers les comptines de Booba


"Loin du shtar j’y pense en faisant du ski-nautique/J’te prends matin midi et soir biatch comme un antibiotique" – Booba (Paname). Merci pour ce moment de poésie.

Triste réalité, certains jeunes bougres primitifs pensent que la vie, c’est comme les comptines de Booba. Du coup, c’est les mêmes qu’on retrouve dans la rue, qui nous « interpellent » avec des beuglements.

Non et puis c’est vrai que dans les punchlines du rap Français, on retrouve tout un tas de joli vomito concernant les femmes. Du coup, le violant contraste avec la réalité fait souvent mal. Non, mes petits choux, nous ne sommes est pas toutes vénales et superficielles. Comme chez vous, nous avons des connes, des sympathiques, des douces, des soyeuses, des exubérantes, des volontaires, des déterminés, des caractérielles, des timides, des introverties, des joyeuses, enfin… la vie quoi. (J’espère que le choc de cette révélation n’a pas été trop brutal).





4.       Ils se lassent très vite


Les hommes célibataires que j’ai eu la chance d’observer sont globalement très occupés. Enfin je veux dire, pas par le travail. Par Tinder. Ce merveilleux réseau social est une pépite ! Grâce à lui, l’homme et la femme sont rentrés dans un système de produit de consommation à disposition de tous, option jetables ! Dès que l’homme en a marre de faire la conversation à la n°18, ou qu’elle a refusé de sortir boire un verre, OU de coucher dans les 2h, NEXT ! J’ai d’ailleurs été ébahie par leur capacité à suivre plus d’une dizaine de conversations en même temps. Je n’ai relevé qu’une erreur de prénom. (Mes potes sont balèzes).




5.       Ils aiment mettre leur virilité en avant


Hors de question pour eux de laisser apparaitre un soupçon de fragilité. Ils crient sur tous les toits qu’ils sont des « vrais bonhommes », bouillonnants de testostérone, prêts à bondir sur l’ennemi et à affronter les tempêtes. Questions sentiments ? Ils aiment laisser les autres penser qu’ils n’en n’ont pas. Sauf qu’en vérité, derrière leur grand corps tout plein de muscles, gonflés religieusement à la salle de sport, il y a un grand cœur. Ces petits bonhommes tout plein d’aplomb se transforment une fois la confiance installée. Lorsque le masque tombe, on réalise qu’ils sont tout autant fragiles que nous, qu’ils ont les mêmes doutes, les mêmes craintes sur l’avenir, la même peur de s’engager et de se faire piétiner le cœur.




6.       Ils ne pardonnent pas


C’est un des points qui m’a le plus marqué lors de l’expérience. Nous les nanas, quand on s’embrouille, c’est pour des petites babioles. Pour nous réconcilier il nous faut une soirée et du vin. On finit toujours par chialer dans les bras les unes des autres et tout rentre dans l’ordre.

Chez les mecs c’est différent. La marge de manœuvre pour accepter les erreurs des autres est réduite. Ils ont des critères beaucoup plus déterminants et une capacité à accepter l’autre dans son intégralité, relativement plus réduite qu’une femme.

Et lorsque la confiance est rompue, ils peuvent se montrer largement plus revanchards que toutes les nanas réunies. Je dirais même plus cruels. Encore un trip lié à leur virilité ?



7.       Et l’image de la femme dans tout ça ?


Mon expérience m’a permis de réaliser que de nos jours, l’image de la femme est globalement attaquée pour plusieurs motifs. La première raison, c’est que la libération de la femme, son émancipation, son autonomie, l’a placé en adversaire dans le milieu scolaire et professionnel. Couramment, j’entends « si elle est à ce poste, c’est qu’elle a couché ».

Ils ont tendance à considérer les femmes comme accessoires, basant leurs critères sur des aspects physiques, avant même de s’intéresser à l’intellect ou à la personnalité.

Selon eux, on est plus faibles, plus fragiles et plus sensibles.

Enfin, si vous avez la malchance d’être la seule femme dans la cage à lion, sachez qu’ils auront l’indélicatesse de faire des paris sur votre tête, à savoir « qui la chopera en premier ? ».

En ce qui concerne le bilan positif, j'ai eu l'opportunité de travailler sur deux caractéristiques : mon humour et mon auto-dérision. Sûrement de belles armes pour affronter le reste de ma vie... 



Que pensez-vous de ce constat ? 
Surprise




Vixen. 

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